Dossier de référence

Cette page rassemble les notions essentielles et conduit vers des dossiers plus spécialisés. Les capacités, contraintes et règles doivent toujours être vérifiées pour le terrain et l’usage concernés.

Une base robotique performante, pas une solution de gardiennage prête à l’emploi

Unitree B2 est une plateforme quadrupède industrielle proposée par le constructeur chinois Unitree Robotics. Elle vise la mobilité sur des terrains variés, le transport de charges et l’intégration de fonctions développées par des partenaires. La variante B2-W ajoute des roues aux extrémités des jambes afin de rouler rapidement tout en conservant une capacité de franchissement. Les caractéristiques annoncées sont détaillées dans Présentation officielle du B2 (Unitree Robotics) et Site officiel (Unitree Robotics).

Cette polyvalence peut intéresser une plateforme logistique, une centrale, une usine ou un chantier. Le robot peut transporter une caméra, un capteur thermique, un lidar, un détecteur de gaz ou un équipement de communication. Il peut suivre un itinéraire et envoyer les données vers une supervision lorsque l’intégration a été réalisée.

Il serait incorrect de présenter le B2 comme un agent de sécurité autonome dès sa sortie de caisse. La page produit décrit une plateforme et des performances. La détection d’intrusion, la gestion des alarmes, l’enregistrement conforme, la station, la téléopération et les règles de réponse doivent être sélectionnés ou développés. Unitree indique d’ailleurs que certaines fonctions nécessitent un développement secondaire.

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B2 ou B2-W : jambes seules ou mobilité hybride

Le B2 classique marche sur quatre jambes. Cette configuration est pertinente lorsque le terrain est très irrégulier, lorsque la stabilité à l’arrêt compte ou lorsque des escaliers structurent le parcours. Le B2-W roule sur sol favorable et utilise ses jambes pour absorber les irrégularités ou franchir certains obstacles. Il peut ainsi couvrir plus rapidement une grande emprise.

Les vidéos de démonstration montrent des mouvements impressionnants. Elles ne décrivent pas automatiquement le comportement quotidien avec une caméra lourde, sur un sol mouillé, au milieu de palettes et de personnes. Les chiffres de vitesse, charge ou autonomie publiés par Unitree sont des déclarations du fabricant qui doivent être vérifiées dans la configuration achetée.

La version à roues ajoute aussi des questions de sécurité. Une vitesse élevée augmente l’énergie d’un contact et la distance d’arrêt. Dans une zone partagée avec des collaborateurs ou des chariots, le projet doit imposer une vitesse adaptée, des zones de circulation, une priorité claire et des arrêts d’urgence accessibles.

La vitesse n’est pas toujours le bon indicateur

Pour une levée de doute, atteindre rapidement une zone compte. Pour une inspection, la stabilité de la mesure et la répétabilité du point de vue valent davantage. Le protocole doit donc mesurer le temps de mission complet, y compris les hésitations, les reprises manuelles et le retour, plutôt que la vitesse maximale annoncée.

Quels cas d’usage sont crédibles pour la sécurité ?

Sur une plateforme logistique, un B2-W pourrait parcourir les allées extérieures, vérifier des portes et rejoindre une zone où un capteur a détecté un mouvement. Une caméra thermique peut aider à localiser une présence dans l’obscurité. La qualification doit rester humaine, car un animal, un échappement chaud ou un collaborateur autorisé peuvent expliquer le signal.

Sur un site industriel, le robot peut combiner observation de sûreté et inspection d’équipements. Il peut photographier un indicateur, rechercher un échauffement et vérifier un accès lors de la même tournée. La mutualisation crée une utilisation plus régulière, mais exige de séparer les destinataires et la conservation des données.

Dans un entrepôt, le robot ne doit pas devenir une solution magique contre le vol. Les intrusions nocturnes et vols de marchandises exploitent aussi les clés, les habitudes, les quais et les complicités. Le quadrupède complète le contrôle des accès, l’alarme, la vidéosurveillance et les procédures ; il ne corrige pas une organisation défaillante.

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Le travail d’intégration détermine la crédibilité du système

Un projet doit sélectionner les capteurs, leur alimentation, leur montage et leur calibration. Il doit ensuite synchroniser images, mesures, position et horodatage. Une anomalie utile contient un contexte : le point contrôlé, la référence, la valeur, la confiance et l’image source. Une simple diffusion vidéo déplace le travail vers l’opérateur.

La navigation doit connaître les zones interdites, les portes, les croisements et les comportements de repli. Le robot doit savoir s’arrêter en sécurité en cas de perte de réseau. Pour une mission extérieure, le retour vers la station et la gestion de la météo sont aussi importants que le parcours nominal.

L’intégration aux alarmes doit être découplée. Le système central peut demander une mission, recevoir un événement et afficher la vidéo sans dépendre entièrement du robot. Si le B2 est en charge ou en panne, les moyens fixes continuent à détecter. Cette architecture évite qu’un équipement mobile devienne un point unique de défaillance.

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Pour approfondir ce point, consultez Spot. Étudier un écosystème d’intégration étendu.

Support, pièces et coût total : les questions à poser tôt

Le prix du robot ne résume pas le budget. Il faut ajouter charge utile, informatique, station, logiciel, développement, formation, réseau, maintenance, batteries, pièces et assistance. Une plateforme abordable peut devenir coûteuse si chaque mise à jour impose de reprendre l’intégration.

Avant un engagement en Suisse, l’acheteur devrait identifier l’entité contractuelle, l’intégrateur responsable, le stock de pièces, les délais de réparation et la durée de support logiciel. Il faut clarifier ce qui est couvert par la garantie lorsque le robot porte une charge développée par un tiers.

Un pilote doit prévoir des critères de sortie : disponibilité minimale, nombre d’interventions manuelles, qualité de détection, autonomie réelle et délai de remise en service. Si ces objectifs ne sont pas atteints, le projet doit pouvoir s’arrêter sans dépendre d’un développement propriétaire impossible à récupérer.

Cybersécurité, chaîne d’approvisionnement et maîtrise des données

Le B2 est un système connecté avec caméras, calcul, réseau, logiciel et mises à jour. Sur un site sensible, il doit être traité comme un terminal privilégié. La segmentation réseau, l’inventaire des ports, la gestion des identités, les journaux et le contrôle des accès distants sont indispensables.

La provenance des composants et la chaîne de mise à jour peuvent faire partie des exigences de certains exploitants ou donneurs d’ordre. Ce point ne doit pas devenir une accusation générale liée à l’origine du fabricant. Il doit être traité par une analyse factuelle : architecture, flux, code déployé, mécanisme de mise à jour, engagements contractuels et tests.

Les images et cartes du site peuvent révéler les infrastructures, les horaires et les vulnérabilités. Il faut décider si le traitement est local, distant ou hybride, où sont conservées les données et qui peut les extraire. Lorsqu’une personne est identifiable, les principes suisses de finalité, proportionnalité, information et sécurité s’appliquent.

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La sécurité physique des personnes doit guider les réglages

Un robot lourd et rapide ne devrait pas circuler comme une machine isolée au milieu du personnel. L’analyse de risques couvre les collisions, pincements, chutes dans les escaliers, perte d’équilibre, charge utile et arrêt d’urgence. Les zones, vitesses et horaires doivent réduire les rencontres imprévues.

Les collaborateurs doivent être informés de la finalité des caméras. Sur le lieu de travail, la surveillance permanente du comportement n’est pas un objectif acceptable par simple commodité technique. Les itinéraires et angles peuvent éviter les postes fixes, les zones de pause et les écrans contenant des informations personnelles. Le cadre de référence est précisé dans Vidéosurveillance sur le lieu de travail (PFPDT).

Une voix ou une lumière embarquée peut signaler l’approche du robot et transmettre une instruction simple. Elle ne devrait pas intimider ni simuler une autorité humaine. En cas d’intrusion, la solution la plus sûre consiste généralement à observer à distance, protéger les preuves et guider une intervention professionnelle.

Pour approfondir ce point, consultez Sites industriels. Partir des risques et des opérations.

Notre avis : une option d’intégrateur à tester avec discipline

Unitree B2 et B2-W présentent des caractéristiques intéressantes pour les équipes capables de construire et maintenir une solution autour d’une plateforme. La variante à roues paraît particulièrement adaptée aux grands sites mêlant longues distances et obstacles. Cette flexibilité ne doit pas masquer l’effort de développement.

ANYmal offre un ensemble davantage orienté vers l’inspection industrielle opérationnelle. Spot bénéficie d’un écosystème et de références étendus. DEEP Robotics X30 constitue une autre option industrielle. Le B2 peut être compétitif lorsque l’intégrateur maîtrise déjà ses interfaces et que le client accepte de valider les fonctions dans son environnement.

Nous recommanderions un pilote fermé, progressif et mesuré. Le robot commence sans public, puis rencontre des obstacles et des scénarios de plus en plus réalistes. La décision finale repose sur les missions accomplies, la sécurité, la disponibilité, la qualité des alertes et le support. Une fiche technique promet une capacité ; seule l’exploitation démontre un service.

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Pour approfondir ce point, consultez DEEP Robotics X30. Comparer une autre plateforme quadrupède industrielle.

Questions fréquentes

Unitree B2 est-il vendu comme robot de sécurité complet ?

Non. C’est une plateforme quadrupède à intégrer. Les capteurs, l’analyse, la station, les alarmes et les procédures dépendent du projet.

Quelle différence entre B2 et B2-W ?

Le B2 marche sur ses jambes ; le B2-W ajoute des roues afin de rouler rapidement tout en conservant des capacités de franchissement.

Les performances annoncées suffisent-elles pour choisir ?

Non. Elles doivent être vérifiées avec la charge utile, le terrain, le climat, le logiciel et le rythme de mission réels.

Peut-on utiliser Unitree B2 dans un entrepôt occupé ?

C’est envisageable après analyse des risques, limitation de vitesse, définition des circulations, information du personnel et tests de sécurité.