Dossier de référence

Cette page rassemble les notions essentielles et conduit vers des dossiers plus spécialisés. Les capacités, contraintes et règles doivent toujours être vérifiées pour le terrain et l’usage concernés.

Une architecture drone-in-a-box conçue pour aller beaucoup plus loin

Le JOUAV VTOL Hangar combine trois éléments : une station automatisée, un drone CW-15V et la plateforme de supervision JoCloud. La station abrite l’appareil, prépare la mission, ouvre son toit, permet le décollage et l’atterrissage verticaux, recharge la batterie et retransmet les données. JoCloud sert à planifier les vols, suivre la télémétrie, consulter les flux et gérer plusieurs stations.

Le CW-15V décolle comme un multirotor, puis passe en vol porté par ses ailes. Cette transition est la différence essentielle avec un drone qui reste sur ses rotors pendant toute la mission. La voilure fixe consomme moins d’énergie en croisière et peut parcourir des lignes électriques, pipelines, routes, voies ferrées, carrières ou zones côtières beaucoup plus étendues.

Cette portée ne transforme pas le système en gardien aérien permanent. Le drone n’observe pas toutes les zones en continu, doit revenir à la station et reste dépendant de la météo, des communications, de l’espace aérien et de l’autorisation d’exploitation. Pour la sûreté, il constitue une couche mobile de reconnaissance et de levée de doute autour de capteurs fixes et d’une supervision humaine.

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Pour approfondir ce point, consultez Percepto Air Max pour l’inspection autonome. Examiner une autre architecture industrielle de drone-in-a-box.

JOS-C700 et CW-15V : les données publiées par JOUAV

Le tableau ci-dessous reprend les caractéristiques de la page produit JOUAV consultée le 9 août 2026. Il s’agit de données fabricant, obtenues dans des conditions propres au constructeur. Elles servent à présélectionner une architecture, mais ne garantissent ni la portée réelle, ni la disponibilité, ni la qualité des images sur un site donné.

La page publique contient aussi plusieurs écarts internes. Son tableau technique indique une recharge de 10 % à 90 % en moins de 100 minutes, tandis qu’un bloc commercial annonce 30 minutes. Elle affiche IP55 dans le tableau de la station et IP54 dans un paragraphe. Un projet doit donc demander la fiche technique contractuelle de la version proposée et faire confirmer chaque valeur utile.

JOUAV documente par ailleurs plusieurs références de station. La page produit actuelle présente le JOS-C700 avec le CW-15V. Une annonce de 2024 et un cas d’usage de 2025 décrivent le JOS-C800, également associé au CW-15V. Les dimensions et performances d’une génération ne doivent pas être attribuées automatiquement à l’autre. Les caractéristiques annoncées sont détaillées dans JOUAV : annonce 2024 du VTOL Hangar JOS-C800 avec CW-15V.

Caractéristiques publiées pour le JOS-C700 et le CW-15V
ÉlémentDonnée fabricantCe qu’il faut valider
ArchitectureStation JOS-C700, drone VTOL CW-15V et JoCloudVersion exacte, logiciels inclus et fonctions disponibles
CW-15V120 min avec charge utile, 72 km/h, charge utile maximale de 3 kgAutonomie avec les deux capteurs retenus, réserve et météo
Rayon annoncéJusqu’à 47 km dans le tableau techniqueLien radio, relief, trajectoire autorisée et marges de retour
NavigationRTK et guidage visuel pour l’atterrissage, évitement visuel et radar millimétriqueObstacles réellement détectés, zones aveugles et procédure de reprise
Charges utilesDeux baies, combinaisons visible, thermique, zoom, RGB ou LiDAR selon configurationMasse, intégration, calibration et qualité des données
Station fermée2,45 × 1,9 × 1,9 m, moins de 900 kg avec alimentation de secours annoncéeFondation, accès, drainage, sécurité physique et permis locaux
Environnement stationDe -30 °C à 50 °C, altitude jusqu’à 4 500 m, IP55 dans le tableau techniqueVent, neige, givrage, précipitations et maintenance dans la configuration livrée
RechargeMoins de 100 min de 10 % à 90 % dans le tableau techniqueÉcart avec la valeur de 30 min également affichée par JOUAV

Les chiffres ne définissent pas le service obtenu

La portée utile dépend du relief, de la liaison, de la charge, du vent, de la réserve réglementaire et de l’emplacement des stations. Un pilote doit mesurer les missions terminées, le temps jusqu’à une image exploitable, les interruptions, la qualité du retour et les interventions manuelles.

Pour approfondir ce point, consultez Guide complet des drones de surveillance. Comparer les missions, les architectures et les contraintes avant de choisir.

Surveillance et inspection des grands périmètres : les scénarios crédibles

Le premier cas d’usage est l’inspection linéaire. Une ligne électrique, un pipeline, une voie ferrée ou une route impose de parcourir une longue distance plutôt que de rester près d’un point fixe. La caméra visible peut documenter une structure, la thermique rechercher un échauffement et le LiDAR produire une géométrie ou suivre la végétation. JOUAV publie plusieurs cas chinois d’inspection de réseaux électriques avec des stations réparties sur le territoire. Les caractéristiques annoncées sont détaillées dans JOUAV : cas d’inspection de lignes électriques avec JOS-C700 et CW-15V et JOUAV : cas d’inspection de réseau avec JOS-C800 et CW-15V.

Le deuxième cas concerne les très grands sites : mine, carrière, port, domaine énergétique, forêt ou zone côtière. Après une alerte, le drone peut rejoindre rapidement un secteur éloigné et fournir une vue générale. Pour la sûreté, cette capacité aide à distinguer une intrusion, un véhicule, un départ de feu ou un incident technique, mais elle ne remplace pas les caméras fixes ni une procédure d’intervention.

Le troisième cas est la reconnaissance après un événement. Glissement de terrain, tempête, rupture de ligne ou accès dangereux peuvent justifier une mission rapide avant l’engagement d’une équipe. Une charge utile visible et thermique soutient la levée de doute, tandis qu’un LiDAR peut documenter le terrain. L’interprétation et la décision restent humaines.

La meilleure justification économique combine souvent inspection et sécurité. Un système utilisé chaque semaine pour suivre des actifs, puis mobilisé lors d’une alarme ou d’un incident, apporte davantage de valeur qu’une station conservée uniquement pour quelques intrusions hypothétiques.

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JOUAV VTOL Hangar ou DJI Dock 3 : deux échelles de mission différentes

Comparer uniquement les autonomies serait trompeur. Le JOUAV VTOL Hangar mobilise un drone à voilure fixe de 2,22 m d’envergure et une station pesant près d’une tonne. DJI Dock 3 utilise un multirotor compact et un dock de 55 kg hors appareil. Les deux automatisent le départ, le retour, la recharge et les données, mais ne visent pas le même territoire. Les caractéristiques annoncées sont détaillées dans JOUAV : présentation et caractéristiques du VTOL Hangar JOS-C700 avec CW-15V.

JOUAV est plus cohérent lorsqu’il faut traverser rapidement des dizaines de kilomètres, suivre un corridor ou relier plusieurs stations. DJI Dock 3 est plus compact, se recharge plus vite et convient davantage à la surveillance locale, à la levée de doute autour d’un site ou à des inspections proches du dock. La bonne comparaison part donc de la distance entre les points de décision, pas de la nouveauté du matériel. Les caractéristiques annoncées sont détaillées dans DJI Enterprise : caractéristiques officielles de DJI Dock 3 et Matrice 4D.

Différences d’architecture entre JOUAV VTOL Hangar et DJI Dock 3
CritèreJOUAV VTOL Hangar avec CW-15VDJI Dock 3 avec Matrice 4D ou 4TD
Type de droneVTOL à voilure fixe, efficace en croisièreMultirotor, adapté au vol local et stationnaire
Endurance fabricant120 min avec charge utile54 min au maximum dans les conditions d’essai DJI
Rayon fabricantJusqu’à 47 km dans le tableau JOUAVJusqu’à 10 km dans les conditions DJI
StationGrande infrastructure fixe, moins de 900 kg annoncés avec alimentation de secoursDock compact de 55 kg, compatible avec un montage sur véhicule
Recharge publiéeMoins de 100 min de 10 % à 90 % dans le tableau JOUAV27 min de 15 % à 95 % à 25 °C
Mission naturelleCorridors, réseaux et territoires très étendusRéponse locale, ronde de site et inspection à proximité
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Pour approfondir ce point, consultez DJI Dock 3 pour la surveillance et l’inspection. Comparer une station multirotor compacte destinée aux missions locales.

En Suisse, la portée technique ne vaut pas autorisation de vol

Une mission distante depuis un hangar sur plusieurs kilomètres sera normalement réalisée hors de la vue directe du pilote. L’OFAC indique que le BVLOS n’est pas permis dans la catégorie ouverte et relève de la catégorie spécifique. L’exploitant doit disposer du cadre et de l’autorisation adaptés à l’opération réelle. Ce cas est également relaté dans OFAC : règles de vol des drones et opérations BVLOS.

Le dossier porte notamment sur l’espace aérien, les personnes au sol, les routes, les infrastructures voisines, la perte de liaison, la météo, l’autonomie, la maintenance, les compétences et les procédures d’urgence. Une portée annoncée de 47 km n’est donc ni un rayon automatiquement exploitable, ni une validation pour la Suisse.

Les pages officielles consultées ne permettent pas de confirmer publiquement la disponibilité commerciale, le support local, la classification européenne ou une autorisation suisse du couple JOS-C700 et CW-15V. Ces points doivent être vérifiés auprès de JOUAV, d’un intégrateur qualifié et de l’OFAC avant tout engagement.

Les images doivent également respecter la protection des données. Les trajectoires, angles, zooms et zones d’intérêt doivent éviter les habitations, routes et lieux publics non nécessaires. Lorsque des collaborateurs sont identifiables, l’objectif, la proportionnalité, l’information, les accès et la conservation demandent un examen spécifique.

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Station, réseau, JoCloud et données : l’intégration décide de la fiabilité

Le hangar est une infrastructure. Il faut prévoir une fondation, l’alimentation, un accès de maintenance, le drainage, la protection contre la foudre, la sécurité physique et un volume dégagé pour l’ouverture, le décollage et l’atterrissage. Son poids et son encombrement le distinguent fortement d’un petit dock multirotor.

La communication devient critique sur une mission longue. Le fabricant mentionne Ethernet gigabit, fibre, des équipements radio et une alimentation de secours. Le projet doit dessiner la liaison principale, la liaison de secours, les zones sans couverture et les décisions automatiques lors d’une perte de réseau. Un retour au hangar ne doit pas dépendre d’un seul service distant.

JOUAV présente JoCloud comme la plateforme de planification, de supervision et de traitement, tout en annonçant une possibilité de déploiement privé et un SDK ouvert. Ces formulations ne suffisent pas à établir l’architecture livrée. Le client doit obtenir un schéma des flux, la localisation des données, les sous-traitants, les comptes d’assistance, le chiffrement, les journaux, les API, les mises à jour et les procédures de sortie.

Les données de sûreté, de maintenance et de cartographie ne devraient pas être accessibles aux mêmes rôles ni conservées selon la même durée. Une vidéo d’incident peut nécessiter une preuve, tandis qu’un nuage de points d’infrastructure peut révéler des installations sensibles. La segmentation réseau et la gestion des droits doivent être testées pendant le pilote.

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Notre avis : une plateforme de territoire, pas un simple concurrent du DJI Dock 3

Le JOUAV VTOL Hangar mérite une étude lorsqu’un même opérateur doit observer des actifs dispersés sur un territoire, suivre un corridor ou atteindre une zone éloignée en quelques minutes. Sa voilure fixe, ses deux baies de charge utile et la possibilité de relier plusieurs stations créent une proposition distincte des docks multirotors plus compacts. Le cadre de référence est précisé dans PFPDT : photos et vidéosurveillance.

Cette ambition ajoute de la complexité. La station est lourde, le cycle de recharge publié est long, l’opération BVLOS demande un dossier solide et les données peuvent être très sensibles. Les incohérences entre les pages publiques JOUAV imposent aussi d’obtenir une configuration contractuelle datée, avec support, pièces, logiciels et performances clairement identifiés.

Pour un entrepôt unique, un chantier urbain ou un périmètre de quelques centaines de mètres, DJI Dock 3, Skeyetech ou un dispositif fixe peuvent être plus proportionnés. Pour un réseau électrique, un pipeline, une mine, une forêt, un littoral ou plusieurs infrastructures espacées, le CW-15V peut justifier un pilote spécifique.

Ce pilote devrait mesurer le taux de missions terminées, la distance réellement couverte, le délai jusqu’à une image utile, les annulations météo, la qualité des capteurs, les reprises manuelles, la recharge, la disponibilité du support et la continuité en cas de panne. La décision doit porter sur un service exploitable et autorisable, pas sur la portée maximale d’une brochure.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce que le JOUAV VTOL Hangar ?

C’est un système drone-in-a-box associant une station automatisée, le drone VTOL à voilure fixe CW-15V et la plateforme JoCloud. Il automatise la préparation, le décollage, la mission, le retour, la recharge et la gestion des données sous la supervision prévue par l’exploitation.

Quelle autonomie JOUAV annonce-t-il pour le CW-15V ?

La page produit actuelle annonce 120 minutes avec charge utile et un rayon maximal de 47 km dans son tableau technique. Ces valeurs fabricant ne constituent ni une garantie sur le site, ni une autorisation d’exploiter cette distance en Suisse.

Quelle est la différence entre JOS-C700 et JOS-C800 ?

JOUAV présente actuellement le JOS-C700 sur sa page produit, tandis que des publications de 2024 et 2025 décrivent le JOS-C800. Les deux sont associés au CW-15V, mais leurs caractéristiques ne doivent pas être mélangées. Il faut confirmer la génération et la fiche contractuelle proposées.

Le JOUAV VTOL Hangar est-il meilleur que DJI Dock 3 ?

Il répond surtout à une autre échelle. JOUAV vise les corridors et très grands territoires avec une voilure fixe endurante. DJI Dock 3 est beaucoup plus compact, se recharge plus vite et convient davantage aux missions locales autour du dock.

Le JOUAV VTOL Hangar peut-il fonctionner en Suisse ?

Aucune approbation générale du produit n’autorise une mission. Une exploitation distante BVLOS relève de la catégorie spécifique et demande un cadre accepté par l’OFAC. La disponibilité, le support, la conformité de la configuration et les données doivent également être vérifiés.