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Ce guide fait partie de notre dossier homejacking en Suisse : protéger sa maison et sa famille.
Si une intrusion est en cours ou si vous êtes menacé, appelez la police au 117 dès que vous pouvez le faire sans vous exposer. Le 112 est également un numéro d’urgence. En cas d’urgence médicale, appelez le 144.
Un bruit, une alerte ou une porte anormalement ouverte ne permettent pas toujours de comprendre la situation. Votre première tâche est de préserver votre sécurité, pas de vérifier toutes les pièces. Les recommandations de la police bernoise sont claires : appeler les secours et éviter de perturber les lieux. Source : police cantonale bernoise.
Ne cherchez pas à rejoindre l’intrus
Ne descendez pas pour obtenir une meilleure image, ne poursuivez personne et ne tentez pas de retenir un auteur. En cas de homejacking, la police vaudoise déconseille fortement la confrontation et recommande de ne pas résister aux exigences des agresseurs. La protection des personnes passe avant celle des biens. Source : conseils de Votre Police sur le homejacking.
Si vous pouvez vous éloigner ou quitter les lieux par un trajet sûr, sans passer près de l’intrus, faites-le. Sinon, mettez-vous à l’abri là où cela est possible et appelez la police. La bonne conduite dépend de la position des personnes, des issues disponibles et des instructions des secours. Aucun article ne peut déterminer à distance quel trajet est sûr dans votre maison.
Si un proche se trouve dans une autre pièce, indiquez-le immédiatement à la police. Ne vous imposez pas de traverser une zone dangereuse pour réunir tout le monde. Une préparation familiale sert précisément à éviter qu’une règle trop rigide entraîne une prise de risque supplémentaire.
Quelles informations donner au 117 ?
Commencez par l’adresse et la nature de l’urgence. Répondez ensuite aux questions de l’opérateur et suivez ses instructions. Dites ce que vous savez ; signalez clairement ce que vous supposez.
| Information utile | Exemple de formulation |
|---|---|
| Lieu | « Je suis à [adresse et commune], dans [bâtiment ou étage]. » |
| Faits observés | « J’ai vu une personne dans le couloir » ou « j’entends une porte forcée ». |
| Occupants | « Nous sommes [nombre] ; une personne se trouve dans [pièce connue]. » |
| Danger ou blessure | Décrivez uniquement ce que vous avez constaté, sans aller vérifier. |
Cette trame est une aide de préparation. Vous n’avez pas à disposer de toutes les réponses pour appeler. N’attendez pas de connaître le nombre exact d’intrus ou de posséder un enregistrement exploitable.
Si l’alarme ou une caméra vous avertit
Une notification technique et une menace directement constatée ne sont pas la même situation. Une centrale peut appliquer une procédure de vérification avant de solliciter une intervention. Cela ne signifie pas que vous devez aller vérifier physiquement une intrusion ou différer un appel d’urgence lorsque vous êtes menacé.
Si vous pouvez transmettre une information déjà disponible sans vous exposer, indiquez-la à l’opérateur. Ne perdez pas de temps à chercher une séquence, à régler une caméra ou à lancer un appareil mobile pendant une urgence. Le système doit soutenir la réaction, pas vous retenir devant un écran.
Pour préparer cette organisation à froid, consultez notre guide sur l’alarme pendant la présence des occupants. Les fonctions d’assistance et leurs destinataires doivent être compris avant qu’un incident ne se produise.
Préparer un plan familial sans entretenir la peur
Une courte discussion adaptée à l’âge des enfants est plus utile qu’une simulation spectaculaire. Le but est que chacun sache demander de l’aide et éviter d’aller vers un danger. Il ne s’agit pas de faire surveiller le logement par les enfants.
La police fédérale belge recommande de réfléchir à un endroit où se mettre à l’abri et appeler les secours. Ce principe de préparation peut nourrir la discussion avec un professionnel local ; les numéros à utiliser restent ceux du pays où vous vous trouvez. Source : conseils de prévention de la police fédérale belge.
Pour votre logement, préparez ensemble ces éléments :
- Un moyen accessible d’appeler les secours, adapté aux capacités des occupants.
- L’adresse complète, avec les indications réellement nécessaires à l’accès.
- Une manière simple d’expliquer où se trouvent les personnes.
- Un contact de confiance pour l’après, sans lui confier une mission d’intervention.
- Une organisation particulière pour une personne qui entend mal, se déplace difficilement ou ne peut pas utiliser seule un téléphone.
Ne testez pas les numéros d’urgence pour vous entraîner. Si vous souhaitez vérifier un bouton d’assistance ou une transmission à une centrale, organisez un essai avec le prestataire au préalable. Une commande dont personne ne connaît les conséquences ne doit pas être découverte pendant une crise.
Quand les auteurs sont partis
Le départ apparent d’une personne ne prouve pas que les lieux sont sûrs. Attendez les consignes de la police avant de circuler dans la maison. Sauf nécessité pour porter secours ou se protéger, évitez de ranger, nettoyer ou manipuler les accès et les objets concernés.
La police genevoise explique qu’en cas de cambriolage, l’appel au 117 permet d’organiser la prise en charge, les constatations et les démarches. L’inventaire des biens et les documents utiles pourront être préparés ensuite. Source : canton de Genève.
Conservez les images disponibles pour les enquêteurs sans les publier sur les réseaux sociaux. Vous n’avez pas à réaliser votre propre enquête ni à chercher une personne à partir d’une capture d’écran.
Ne restez pas seul avec les conséquences
Après une intrusion violente, l’aide ne se limite pas au remplacement d’une serrure. En Suisse, les centres d’aide aux victimes proposent un accompagnement confidentiel ; une plainte n’est pas une condition préalable pour demander conseil. Les proches peuvent également être concernés. Source : Aide aux victimes Suisse.
Le 142 oriente vers cette aide ; il ne remplace pas le 117 ou le 144 en situation d’urgence. Notre guide après un homejacking rassemble les démarches à traiter lorsque vous êtes en sécurité.
Pour préparer la protection du logement avant un incident, revenez au guide complet du homejacking en Suisse.
En dehors de toute urgence, notre démarche de protection d’un domicile occupé permet de préparer les accès, les scénarios de nuit et l’organisation des alertes. Il s’agit d’une étude de prévention, pas d’un service d’intervention d’urgence.