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Protéger une maison lorsqu’elle est vide et protéger une famille lorsqu’elle est à l’intérieur sont deux besoins différents. Une alarme que l’on coupe en rentrant ne répond pas, à elle seule, au second. Pour se prémunir contre le homejacking, il faut donc examiner les accès, la détection pendant la présence des occupants et la manière dont une alerte sera traitée.

Ce guide propose une méthode pour décider quoi améliorer en premier. L’objectif est de rendre les intrusions plus difficiles, de repérer une situation anormale et de permettre aux occupants de se mettre en sécurité. Aucun équipement ne garantit qu’une agression ne se produira jamais.

Une intrusion est en cours ou vous vous sentez directement menacé ? Appelez la police au 117 depuis un endroit sûr. Ne partez pas à la recherche de l’intrus. Consultez ensuite, si la situation le permet, notre fiche que faire si quelqu’un entre chez vous.

Qu’est-ce que le homejacking ?

Dans sa communication sur la criminalité, la police genevoise décrit le homejacking comme une intrusion violente dans un logement occupé, avec menace ou contrainte contre les personnes présentes. La distinction compte : un vol commis discrètement pendant le sommeil des occupants n’est pas automatiquement un homejacking au sens de cette définition. Le terme ne désigne pas non plus uniquement le vol des clés d’une voiture. Source : bilan genevois 2025.

Pour concevoir la protection, la question utile est plus large que l’étiquette pénale : que se passe-t-il si quelqu’un tente d’entrer pendant que la famille dîne, dort ou revient du travail ? Un dispositif conçu uniquement pour les absences laisse cette question sans réponse.

Le homejacking augmente-t-il en Suisse ? Ce que disent les chiffres

À Genève, les autorités ont recensé 18 affaires en 2025, contre 15 en 2024. Cela représente trois affaires supplémentaires, soit une hausse de 20 %. Ces chiffres cantonaux, confirmés dans une communication du 14 août 2026, ne permettent pas de conclure à une hausse de même ampleur dans toute la Suisse. Ils ne décrivent pas non plus l’année 2026. Source : éclairage de la police cantonale genevoise.

Il faut aussi séparer les homejackings, les cambriolages et l’ensemble des infractions contre le patrimoine. La statistique policière de la criminalité 2025 de l’OFS porte sur les infractions enregistrées par la police. Une évolution d’une catégorie plus large ne démontre pas celle du homejacking. Nous ne disposons pas, dans les sources officielles consultées pour ce dossier, d’une série nationale isolant ce phénomène de façon comparable.

La bonne décision consiste à examiner son logement sans transformer un fait divers, ou une variation cantonale sur de petits nombres, en probabilité personnelle. Votre configuration, les accès utilisés et l’organisation familiale donnent des pistes d’action plus concrètes qu’un chiffre national mal interprété.

Par où commencer ? Examiner trois moments de la vie du logement

Avant de demander des devis, décrivez vos usages. Une même maison peut nécessiter plusieurs configurations de protection. La liste ci-dessous sert à préparer une discussion avec un spécialiste ; elle ne calcule pas un niveau de risque.

SituationQuestion à résoudreRésultat attendu
Vous êtes réveillés à la maisonQuels accès restent ouverts ou sans surveillance pendant les activités courantes ?Un fonctionnement compatible avec le jardin, les livraisons et les déplacements.
La famille dortQuels accès doivent être surveillés sans déclencher sur un trajet vers les toilettes ?Un mode de protection nocturne compris par tous.
Quelqu’un arrive ou repartComment ouvrir, entrer et refermer sans désactiver inutilement tout le système ?Une procédure simple, y compris pour un adolescent ou un invité autorisé.

Ajoutez les besoins particuliers : mobilité réduite, difficultés auditives, enfants, animaux, personnel à domicile. Un système que l’on désactive parce qu’il gêne la vie quotidienne ne remplit plus le rôle prévu. Cette question d’usage doit être traitée pendant la conception, pas après l’installation.

Premier niveau : garder la maîtrise des accès

La prévention commence par des habitudes simples. La police vaudoise recommande de fermer les portes et fenêtres, y compris celles des annexes, même lorsque l’on est chez soi. Cela inclut les accès que l’on utilise peu. Source : Votre Police.

Faites le tour du logement avec une feuille : entrée principale, terrasse, garage, porte de service, cave et dépendance communiquant avec l’habitation. Pour chaque accès, notez qui l’utilise, comment sa fermeture est vérifiée et ce qui se passe en cas de perte d’une clé ou d’un badge. Cette carte des usages évite de concentrer tout le budget sur la façade principale.

Pour les visiteurs, prévoyez un moyen d’échanger avant d’ouvrir : judas ou interphone, par exemple. Un rendez-vous annoncé et une identité vérifiée auprès de l’organisme concerné permettent de décider plus sereinement. La présentation d’un uniforme ou l’urgence invoquée ne doit pas vous obliger à ouvrir immédiatement.

Deuxième niveau : faire évaluer les portes et fenêtres

Une protection mécanique s’évalue comme un ensemble : porte, cadre, fixation et verrouillage. La Prévention Suisse de la Criminalité insiste sur le choix adapté des équipements et sur la qualité de leur installation. Une serrure performante ne suffit pas à qualifier toute une porte. Source : brochure « À double tour ! ».

Demandez au professionnel de séparer les réparations nécessaires des améliorations de confort. Une porte qui ferme mal mérite une réponse différente d’une porte en bon état que l’on souhaite automatiser. Faites également examiner les fenêtres et baies accessibles ainsi que la liaison entre le garage et la maison.

Le devis devrait préciser quels ensembles sont concernés, quelle performance est documentée et ce que l’installation change pour sortir du logement. Retrouvez une grille pour comparer les travaux sur les portes, fenêtres et le garage.

Troisième niveau : détecter pendant que la maison est occupée

Une alarme adaptée à la présence des occupants doit distinguer les accès à surveiller des zones dans lesquelles la famille circule. Certains systèmes proposent un armement partiel, souvent appelé « mode nuit ». Sa portée dépend des appareils et de la configuration : le nom du mode ne dit pas quels accès sont effectivement protégés. Exemple technique : documentation du mode nuit Ajax.

Demandez une démonstration avec vos habitudes réelles : aller dans la cuisine, ouvrir la porte au chien, rentrer tard ou dormir avec une pièce aérée. Il ne s’agit pas d’activer tous les capteurs, mais de convenir d’un fonctionnement que chacun peut utiliser correctement.

La question suivante est déterminante : qui reçoit l’alerte et que peut faire cette personne ? Une notification sur un téléphone n’est pas une intervention. Si le téléphone est silencieux, hors réseau ou entre les mains d’une personne menacée, quelle autre voie reste disponible ? Notre article sur l’alarme en présence des occupants propose les questions à poser à un installateur et à une centrale de télésurveillance.

Caméras et éclairage : leur attribuer une tâche précise

Avant d’ajouter une caméra, formulez le besoin : voir qui se présente à la porte, vérifier une alerte sur une terrasse ou conserver des images d’un événement. Ces usages ne conduisent pas forcément au même emplacement, au même cadrage ou à la même conservation des images.

Une caméra ne constitue pas un obstacle physique. Elle apporte une information, dont l’utilité dépend de sa lisibilité et de son traitement. Un éclairage peut faciliter l’usage d’un accès ; il doit aussi être réglé pour ne pas éblouir les habitants ou les voisins. Le choix se fait sur place, dans les conditions où le matériel doit servir.

En Suisse, la vidéosurveillance privée doit notamment respecter les principes de proportionnalité et de transparence. Le cadrage doit être limité au besoin légitime ; filmer la propriété voisine ou l’espace public soulève d’autres difficultés. Source : PFPDT. Pour choisir votre équipement, consultez alarme ou caméra : que privilégier ? puis notre guide pour sécuriser les accès extérieurs.

Robots et drones : un complément à justifier

Un terrain étendu, plusieurs bâtiments ou un besoin de vérification à distance peuvent conduire à étudier un moyen d’observation mobile. L’intérêt doit être démontré par rapport à des capteurs ou caméras fixes, avec une tâche définie et des essais sur le site.

Un robot ou un drone ne doit pas être présenté comme une protection physique des occupants face à un agresseur. Il faut examiner sa disponibilité, les zones qu’il peut effectivement observer, son comportement en cas de panne et la personne qui exploite les informations. Le fonctionnement d’un drone dépend aussi du cadre aéronautique, y compris sur un terrain privé.

La bonne question pour My Robot Guard est donc : quel besoin concret resterait mal couvert par une solution plus simple ? Notre analyse des usages et limites des robots et drones contre le homejacking fournit une grille pour prendre cette décision.

Préparer une réaction familiale simple

La réaction se prépare au calme. Chacun doit connaître le numéro de la police, l’adresse exacte et les informations utiles pour expliquer où se trouvent les occupants. Adaptez cette préparation à l’âge des enfants et aux capacités de chacun, sans organiser de mise en scène inquiétante.

En présence d’un intrus, évitez la confrontation. Si vous pouvez vous mettre à l’abri sans vous exposer, faites-le et appelez le 117. Ne traversez pas la maison pour confirmer ce qu’une caméra semble montrer. La fiche intrusion la nuit détaille les points à préparer et les informations à communiquer à la police.

Ne transformez pas les voisins en intervenants. Un contact de confiance peut aider à alerter, accueillir la famille après l’événement ou faciliter une démarche. Il ne doit pas être chargé d’entrer dans un logement potentiellement occupé par un agresseur.

Quel budget prévoir et dans quel ordre investir ?

Un prix global sans visite du logement risque de comparer des prestations différentes. Demandez plutôt trois ensembles chiffrés : les corrections indispensables, la protection pendant la présence des occupants et les compléments d’observation. Vous pourrez ainsi décider ce qui doit être réalisé immédiatement et ce qui mérite un essai.

PrioritéDécision à prendrePreuve à demander
Remettre les bases en étatCorriger un accès défectueux ou une procédure de fermeture imprécise.Constat sur place et description de la correction.
Protéger la maison occupéeDéfinir les zones actives et la réaction à une alerte.Démonstration avec les occupants et consignes écrites.
Compléter l’observationAjouter de la vidéo, de la détection extérieure ou un dispositif mobile si un besoin demeure.Essais comparatifs dans les conditions du terrain.

Comparez le coût initial et les frais récurrents : abonnement, communications, stockage, maintenance, batteries et éventuelles interventions. Demandez également ce qui reste utilisable à la fin du contrat. Une fonction essentielle ne devrait pas dépendre d’une condition commerciale que vous découvrez après l’achat.

Il existe aussi des conseils publics. Dans le canton de Vaud, la police propose une analyse sécuritaire gratuite pour les logements éligibles. Pour un autre canton, renseignez-vous auprès de son service de prévention : les modalités ne sont pas nécessairement identiques.

Votre liste de contrôle avant de demander un devis

  • J’ai recensé les accès à l’habitation, y compris par le garage et les annexes.
  • Je sais ce qui reste protégé lorsque nous sommes à la maison et lorsque nous dormons.
  • Chaque occupant concerné peut utiliser les commandes sans aide.
  • Je connais le destinataire d’une alerte et la procédure si personne ne répond.
  • Les travaux préservent une évacuation sûre et l’accès des secours.
  • Les caméras, si nécessaires, ont une fonction et un champ limités.
  • Le devis distingue l’installation, les frais récurrents et les limites du service.
  • La réception prévoit des essais et une remise des consignes.

Une réponse « je ne sais pas » constitue un sujet à clarifier. Ce n’est ni une preuve de danger immédiat, ni une invitation à acheter davantage d’équipements. Commencez par obtenir une réponse compréhensible.

Après une agression, la protection inclut aussi les personnes

Une réparation matérielle ne règle pas nécessairement les conséquences d’une intrusion violente. En Suisse, le 142 permet de joindre l’aide aux victimes, gratuitement et de manière confidentielle. Ce numéro ne remplace pas les services d’urgence. Source : Aide aux victimes Suisse.

Notre guide après un homejacking : démarches et accompagnement aide à organiser les contacts avec la police, l’assureur et les services de soutien, sans imposer de tout gérer immédiatement.

Questions fréquentes

Être chez soi suffit-il à dissuader une intrusion ?

Votre présence ne constitue pas un dispositif de protection. Elle change surtout la manière de concevoir les mesures : il faut pouvoir circuler, recevoir des visiteurs et dormir tout en gardant une maîtrise des accès.

Faut-il commencer par installer des caméras partout ?

Commencez par identifier ce que vous cherchez à résoudre. Si l’accès ferme mal, une image ne corrige pas ce défaut. Si l’alerte arrive sur un téléphone que personne ne consulte, ajouter des vues ne résout pas l’organisation de la réponse.

Peut-on demander un système qui fonctionne sans smartphone ?

C’est un besoin à formuler au devis. Demandez une démonstration des commandes et alertes alternatives proposées, ainsi que de leurs limites. Faites participer les personnes qui utiliseront réellement l’installation.

Une assurance remplace-t-elle une protection ?

Elle répond à une question différente : l’indemnisation prévue par le contrat après un sinistre. La prévention, la réaction d’urgence et l’accompagnement des personnes doivent être organisés séparément.

Préparer votre projet avec My Robot Guard

Pour un premier échange, décrivez votre type de logement, les moments où vous souhaitez le protéger et les équipements déjà présents. Évitez d’envoyer des codes d’accès, un inventaire de valeurs ou un plan détaillé par un simple formulaire. L’étape utile est de déterminer quelles questions nécessitent une visite et quelles options méritent d’être étudiées.

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